Arman

 

Rampante (1999)

Bronze - 62 x 66 x 24 cm

 

 
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biographie

Fils unique d’Antonio Fernandez, marchand de meubles et d’antiquités, d’origine espagnole ayant vécu en Algérie, et de Marguerite Jacquet, issue d’une famille de fermiers de la Loire, le jeune Armand montre très tôt des dispositions pour le dessin et la peinture.
Après son baccalauréat, il étudie à l’École des arts décoratifs de Nice (aujourd’hui la villa Arson), puis à l’école du Louvre. Il rencontre Yves Klein et Claude Pascal à l’école de judo qu’ils fréquentent à Nice en 1947. Avec ces deux amis, il s’intéresse un temps aux philosophies orientales et à la théorie rosicrucienne.
Fin 1957, Arman, qui signe ses œuvres de son prénom en hommage à Van Gogh, décide d’abandonner le « d » d’Armand et officialise sa signature d’artiste, en 1958, à l’occasion d’une exposition chez Iris Clert.
En octobre 1960, il fait l’exposition « Le Plein » où il remplit la galerie d’Iris Clert d’objets de rebut et du contenu de poubelles sélectionnées. Cette exposition est le contrepoint de l’exposition « Le Vide » organisée deux ans plus tôt à la même galerie par son ami Yves Klein.
Toujours le même mois, sous la houlette du critique d’art Pierre Restany, Arman devient, avec Yves Klein, l’un des membres fondateurs du groupe des Nouveaux Réalistes (proclamés par Restany : « nouvelles approches perceptives du réel »), aux côtés notamment de François Dufrêne, Raymond Hains, Martial Raysse, Daniel Spoerri, Jean Tinguely et Jacques Villeglé, rejoints plus tard par César, Mimmo Rotella, Niki de Saint Phalle, Gerard Deschamps et en 1963 Christo.
À partir de 1961, Arman développe sa carrière à New York, où il réside et travaille la moitié de son temps, en alternance avec sa vie à Nice jusqu’en 1967, puis à Vence jusqu’à sa mort. À New York, il séjourne d’abord à l’hôtel Chelsea jusqu’en 1970, puis dans un loft du quartier de SoHo et, à partir de 1985, dans son immeuble à TriBeCa. Fin 1989, Arman reçoit la légion d’honneur des mains du président François Mitterrand. Trois ans après sa mort à New York, une partie de ses cendres fut ramenée à Paris en 2008 pour être enterrée au cimetière du Père-Lachaise.
Toute sa vie, Arman fut aussi un collectionneur passionné d’objets usuels (montres, armes, stylos…) et d’objets d’art, en particulier d’art africain traditionnel dont il était un connaisseur, spécialiste apprécié et reconnu.